Tue-toi à vivre.
Je vis un rêve.
_____J'aurais aimé vous dire que j'suis quelqu'un d'bien, qui s'apitoie pas sur son sort, une personne amicale, sincère et franche. Une personne que tout le monde aurais voulu être. J'aurais aimé vous dire que j'ai tout vu, tout parcouru, exposer mes plus belles fresques et parcourir le monde. Réussir dans la vie, sans jamais échouer. J'aurais aimé. Nawel n'est pas. Nawel n'est plus. Nawel n'en fini pas. Nawel n'en fini plus. Je n'aime même pas cette troisième personne. Celle de trop dans mon cerveau. Celle qui fait geler mon sang et brise tout ce qui fait que je suis. C'est ce que j'aurais aimé vous dire.
____Je me fou, aussi. Je me fou de tout, de la vie. Je lui ris au nez et la nargue en vagabondant au bord du vide. Sur une corde trop étroite. Dans des rêves trop lourd pour pouvoir se les procurer. Même dans les rêves. Je me fou. Je me fou de tout et un jour je pourrais vous dire que je fût. Je fût parce que je ne suis plus. Je ne serais plus. Mes yeux perçoivent flou. Est-cela ce que ma vie renvoi ? Autant m'arracher, Bons Dieux. Allez-y, je suis à vous. Débarrassez-vous de moi, je n'attends que ça. Dans mon monde je fait fondre le ciel, j'arrache les nuages et fait frémir le Soleil. Vous ne m'aurez pas. Je ne vis que dans mes rêves.Vivre. La vie réelle, je m'en fou. Moi je rêve. Je rêve en grand. Comme un enfant. Je suis un enfant. Un simple enfant.
Qui refuse de grandir.
Qui refuse d'obéir.
Qui est le fautif ?
- "C'est elle."
Non, pas moi.
La vie.